Critiques

La Photo Dominicale #205

dimanche 29 septembre 2013

Une découverte très récente pour ce dimanche soir. Voulant échapper aux conférences audio en hauts-parleurs simultanés de mes collègues de bureau, j'ai mis mes oreillettes pour écouter un peu de musique. N'ayant pas d'idées plus précises de ce que je voulais écouter que "quelque chose d'assez calme", direction SoundCloud, section post-rock. Le Post-rock, c'est des guitares, des batteries, des rockeurs, mais avec un son allongé. Ça peut être lent ou plus rythmé, jamais excessivement rapide toute fois, et ça a un petit côté grandiloquent. Et j'aime bien de manière générale. Bref, j'allais chercher du post-rock au pif.

Et vlatipa, malgré une écoute assez vague (je travaillais un minimum quand même... :D), que je trouve un morceau nettement plus sympa que tous les autres. Je note pour plus tard (et avec une meilleure qualité qu'une oreillette bluetooth premier prix...). Le soir même, chez moi, j'ai retrouvé le groupe fautif et c'était vraiment cool. The Poet, titre qui m'avait bien plu, fait parti des 10 titres de l'album Dreamer on the run du duo U137. Et il n'est pas le seul à être bien sympathique (Pearl Lakes est excellent !). J'écoute et je décolle avec Adam Tornblad et Oscar Gulbrandsen, les deux suédois de U137.

Je vous conseille cette écoute, à un moment de calme, type fin de journée. Et là, plus qu'à se laisser envahir par les notes aériennes et positives de U137. L'album est à écouter sur Bandcamp, écoute complète,  gratuite, et sans pub pour vous gâcher ce magnifique album. Et plus qu'à l'acheter pour soutenir ce groupe et en réclamer d'autres du même acabit !

U137 - Dreamer on the run

La Photo Dominicale #204

dimanche 22 septembre 2013

Aujourd'hui, un combo photo dominicale/critique sur un anime qui fait un carton en ce moment : l'attaque des Titans (Shingeki No Kyojin en japonais). Voici le synopsis :

Dans un monde ravagé par des titans mangeurs d’homme depuis plus d’un siècle, les rares survivants de l’Humanité n’ont d’autre choix pour survivre que de se barricader dans une cité-forteresse. Le jeune Eren, témoin de la mort de sa mère dévorée par un titan, n’a qu’un rêve : entrer dans le corps d’élite chargé de découvrir l’origine des titans, et les annihiler jusqu’au dernier…

Un shônen assez basique à la Bleach ou Naruto, avec un environnement soigné style Moyen âge allemand. Un jeune héros prend les armes pour défendre ce qu'il reste de l'humanité tout ça. L'anime fait un carton au Japon, et même ailleurs grâce en partie à une campagne de simulcast dans de nombreux pays. En France, c'est Wakanim qui traduit tous les dimanches partiellement gratuitement (les plus vieux épisodes sont payants).

J'aime bien l'ambiance, mais s'il y a bien une particularité dans cet anime, c'est sa construction. Je ne comprends pas où l'on va. Je veux dire, d'habitude, le héros se prend une branlée, et après, il revient, plus fort que jamais, et gagne. Là, le héros ne devient que très vaguement plus fort, et se prend toujours plus de défaites dans la gueule. Morts à foison, défaites en séries, c'est assez triste et j'en ai un peu marre à vrai dire. J'aimerais bien que les humains reprennent du poil de la bête. Mais bon, cela arrivera bien un jour (je n'ai pas tout vu). Même si c'est un peu long. Les personnages secondaires sont attendus, mais appréciables. Pour les amateurs de shônen, allez-y.

A noter, les openings (génériques) sont excellents. Surtout le second, particulièrement grandiloquent, comme je les aiment :

 

Critique Livre – Malevil

jeudi 7 mars 2013
Livre de l'écrivain français Robert Merle, paru en 1972, roman post-apocalyptique .

Résumé

À la suite d'une gigantesque explosion, une bombe dont on ne saura presque rien, Emmanuel Comte et ses six compagnons (La Menou, Momo, Peyssou, Meyssonnier, Colin et Thomas) font du château de Malevil, dont la profonde cave leur a permis de survivre, la base de départ de leurs efforts de reconstruction de la civilisation, qui passera également par l'affrontement avec d'autres groupes de survivants, que ce soient des bandes errantes ou des groupes structurés nomades ou sédentaires. Source : Wikipédia. Attention, la page dévoile beaucoup l'intrigue du livre. couverture-malevil

Critique

L'argument de poids en faveur du livre est le lieu de l'action. Le récit se déroule en France. Ce n'est pas du chauvinisme. Seulement, il est tellement plus facile de s'imaginer à la place des personnages quand le décor est un décor familier. La campagne profonde, moi, ça me parle, j'y ai vécu. Cela se passe dans les années 70, mais cela ne paraît pas si éloigné. Mais même pour un citadin pur souche, il est quand même plus simple d'imaginer la campagne française que la campagne généralement américaine des bouquins pots-apocalyptiques. Le plus flagrant est l'armement. On se retrouve ici limité à quelques fusils de chasse. C'est tellement NORMAL ! C'est moins exotique que les revolvers ou voire même mitrailleurs US. Les anecdotes racontées sont celles que me racontaient mes parents. Et remplir les bouteilles de vin dans la cave, je l'ai fait (certes avec du cidre). Les frictions entre les personnes pour les élections municipales sont celles que l'on retrouve dans tout village, encore aujourd'hui : l'opposition communiste/grenouille de bénitier est très présente, comme elle l'était en 70 partout en France. Les personnages sont des gens que l'on connaît presque. Le paysan lambda (Peyssou), l'artisan lambda (Colin), le mec qui tente des trucs un peu à part dans l'agriculture et qui s'en sort bien (Emmanuel, son oncle et ses chevaux)... Et surtout La Menou. Sérieux, la petite vieille acariâtre qui gère la boutique, ce personnage est formidable (et amène involontairement des touches humoristiques bienvenues). On connaît tous une grand-mère comme ça. Attention, quand je dis lambda, je ne dirais pas "sans intérêt" ou "stéréotypés". Ils ont tous une personnalité approfondie, leurs qualités, leurs défauts, sans tomber dans le cliché. Ils sont juste vrais. Plus que la survie, ce sont bien les relations humaines qui sont racontées dans cette œuvre. Il est question de la religion, de la vie en communauté et de son organisation, des rivalités exacerbées par l'évènement. Chaque personne révèle la part sombre de l'humain à un moment donné, entre ceux qui veulent le pouvoir ou ceux qui devront faire des choses qu'ils n'auraient jamais imaginés faire en temps "normal". Mais on y voit aussi le bon côté : l'entraide voire le sacrifice pour le groupe et des amitiés proches d'une famille. Le narrateur peut être parfois énervant car il n'est pas sans défaut. S'il devient assez naturellement le meneur du groupe et dévoile son côté manipulateur pour arriver à ses fins, il n'oublie pas que son but est d'aider du mieux possible. Pas de dictature à Malevil. Mention spéciale également au passage décrivant l'évènement en lui-même et le premier jour suivant. Lourd, long, pesant, mais très prenant et juste. De même pour la dernière partie du livre, avec une montée de la pression très bien gérée et un climax réaliste, sans "héros sauveur du monde". Concernant les défauts du récit, le livre n'est pas exempt de contradictions ou d'omissions arrangeantes. Mais même si parfois, on lève les yeux en se disant "heuuu, mouais vite fait là quand même..." (le système d'eau potable fonctionne nickel ? Ô_o), cela ne détériore pas le récit et cela l'allège de problèmes très secondaires. On peut parfois également désapprouver certaines décisions. Les rapports hommes-femmes par exemple. Ces dernières participent moins aux prises de décisions, et se retrouvent souvent aux taches ménagères. Leur minorité les réduits parfois au statut de (précieux) utérus sur pattes. Mais il faut également avouer que cela représente quand même bien la place de la femme dans le monde rural dans les années 70. On voit qu'elles influent fortement les décisions mais pas encore directement.

La note : 10/10

Un 10 chez moi, c'est rare. Mais il reflète l'immersion totale et la proximité avec les personnages que j'ai pu ressentir. Même les défauts de ce livre seraient presque des qualités car elles amènent aussi à réfléchir. D'où la note parfaite. N'a de science-fiction que l'évènement déclencheur, donc accessible même aux personnes hermétiques au genre. Pour preuve, je pense le faire lire à ma mère... 🙂 Attention, une adaptation en film est sorti en 1981, mais elle est très mauvaise et ne reflète pas du tout le livre. L'auteur n'a d'ailleurs pas voulu apparaître au générique.

Critique Anime – Hanasaku Iroha

mercredi 6 février 2013

Animé de 24 épisodes, de 2011 et du studio P.A. Works (comme Another dont j'avais parlé il y a quelques temps).

Hanasaku.Iroha

Résumé et Critique

L'histoire est celle de Ohana, jeune fille qui est envoyée, par sa mère, chez sa grand-mère. La grand-mère tient une auberge, le Kissuiso, dans une petit ville touristique. Ohana déchante rapidement car sa grand-mère ne lui offrira le toit que si Ohana travaille pour l'auberge. De plus, la grand-mère est particulièrement sèche et dure avec ses employés et ne tolère aucune erreur. Ce que Ohana apprendra très vite à ses dépends. L'animé est principalement une tranche de vie. Et même si l'histoire suit Ohana et ses amies comme fil rouge, rapidement, les épisodes se concentreront sur la vie de l'auberge et de ses employés : les femmes de chambres (dont Ohana), les cuistots, l'entretien général, les gestionnaires... J'ai beaucoup aimé cet anime. L'animation est très propre et très attractive. Tout comme Another, mais dans un univers complètement différent et nettement plus pastel. Le chara-design est impressionnant : les personnages sont assimilés très vite tant ils sont différents physiquement, sans être stéréotypés. Les personnages d'ailleurs, sont également très différents dans leur caractère. Et l'histoire s'applique à le montrer. Au fur et à mesure, nous en apprendrons plus sur chacun et sur les relations qu'ils entretiennent entre-eux. Ce qui fait que l'on s'attache à tout le personnel du Kissuiso, ainsi qu'à l'auberge elle-même. Le GROS point fort de cette série est la musique et l'ambiance sonore. Le groupe nano.RIPE est aux commandes et, pour peu que l'on adhère un tant soit peu à leurs sonorités, cet anime devient un régal. En plus d'être musicalement excellents, les openings sont efficaces et mettent vraiment dans l'ambiance de l'auberge. Pour une fois, je ne passais pas systématiquement le générique. Les endings sont toutefois plus oubliables.

8.5/10

L'animé est finalement assez commun dans le scénario abordé. Mais le soin apporté au dessin (appliqué), à la musique (géniale) et à l'histoire (approfondie) font de ces 26 épisodes un excellent divertissement.

Critique Anime – Rosario + Vampire

mardi 20 novembre 2012

Animé (shônen, harem, ecchi) de 2008 du studio Gonzo d’après le manga de Akihisa Ikeda.

Résumé et Critique

Un animé dit "Harem" par un studio nommé Gonzo, ça partait quand même très mal. La suite n'a fait que le confirmer.

L'histoire : un humain banal, Tsukune, arrive par erreur dans une école pour monstres. Il essaye de s'aller rapidement, mais une jolie vampire, Moka, lui tombe (littéralement) dessus. Tsukune tombe sous le charme et finit par rester un peu plus dans ce lycée. On se retrouve vite avec un joli harem de demoiselles autour de Tsukune, du fan-service, des petites culottes et un scénario calqué, épisode après épisode : on rencontre un méchant, on finit par se le fritter, et si elle est mignonne, elle reste dans les parages. Je ne m'attarderais pas : c'est vide, creux, sans intérêt. J'ai regardé des séries avec encore plus de poses salaces des personnages féminins parce qu'il y avait toujours un peu de scénario derrière (High School of the Dead par exemple). Mais là, rien, un grand vide intersidéral. Je n'ai regardé que 4 ou 5 épisodes sur les 13 de la première saison (oui deux saisons...). Pour un mec aussi bon public que moi, c'est extrêmement rare... Fuyez.

3/10

Critique Anime – Another

lundi 8 octobre 2012

Animé (horreur) de 2012 du studio P.A. Works d'après le manga de Yukito Ayatsuji. Visible sur la chaîne Dailymotion de l'éditeur français Dybex.

Résumé et Critique

Je ne suis pas très client des films d'horreur. Ni des animés d'horreur du coup. Je suis tombé sur celui là par hasard : il a été mis en ligne gratuitement par Dybex, un éditeur d'animes. Je connais bien Dybex depuis qu'ils ont eu la géniale idée de mettre en ligne le cultissime Fullmetal Alchemist : Brotherhood. Du coup, je traînais sur leur page Dailymotion de temps à autre. Et là, paf : Another. L'image est soignée, belle, attirante malgré les couleurs sombres. Et l'ambiance est posée dès les premières minutes. Deux collégiens se racontent une vieille histoire, d'une élève populaire de la troisième 3 décédée en cours d'année. Ses camarades, très choqués, ont fait comme si de rien était : une place était toujours gardée dans la classe pour elle. Et depuis, on dit que, chaque année, la classe de troisième 3 est maudite. On reste sur cette rumeur et on va voir Kôichi Sakakibara. Un élève fraîchement arrivé d'une autre région et qui va arriver dans cette classe de troisième 3. Et il va très vite sentir une atmosphère particulièrement pesante dans la classe. Et les élèves ne semblent pas rassurés. Sa curiosité est également attiré par une jeune fille, à l'oeil bandé, qui semble être ignorée par le reste de la classe.

Si l'on est tout de suite dans l'ambiance, on va mariner dedans un moment, le temps de lentement poser les bases de l'histoire et ses personnages. C'est opressant, on sent que tout peut exploser, mais on ne voit pas comment, ni quand, ou même pourquoi. Les épisodes sont très lents, principalement au début. Mais on ne s'ennuie pas. La tension tient en haleine. Je conseille vraiment cet anime, il m'a pris très fort les tripes au début, mais ce n'est rien comparé à la suite... Attention toutefois, il est assez violent, d'autant plus qu'il joue sur la surprise du spectateur.

8/10

N.B. : Je me suis lancé dans le visionnage de tout un tas d'animés de toutes sortes. Donc préparez-vous à une série de critique sur ceux-ci. Si ça vous saoule ou que c'est vraiment mauvais, les commentaires sont toujours là pour me faire des retours ! 🙂

Critique Film – The Prodigies

samedi 26 mai 2012

Le film :

The Prodigies, film d'animation français d'Antoine Charreyton (2011). Librement adapté du livre de Bertrand Lenteric : La Nuit des Enfants Rois, publié en 1981.

Le synopsis :

Ils sont cinq, cinq adolescents prodiges dotés d’une intelligence hors norme, capables de prendre le contrôle de nos corps. Ils ne se connaissent pas encore, mais ont conscience de leur différence. Jimbo Farrar est comme eux, et il a décidé de les réunir à New York. Mais la nuit de leur rencontre, ils sont sauvagement agressés dans Central Park. Dévastés par l’épreuve, puis trahis par le monde adulte, ils décident alors de devenir maîtres de leur destin. Ensemble, liés pour ne faire plus qu’un, leur force et leur vengeance seront sans limite. Jimbo va devoir choisir : combattre ses cinq semblables, ou se joindre à eux et abandonner ceux qu'il aime...

La critique :

Voilà un film qui m'avait fait envie et puis en fait non. Les critiques n'étaient pas extraordinaires et m'avaient poussé à lui préférer Kung Fu Panda 2, sorti la semaine suivante. Mais j'ai fini par le regarder. 1h30 passées très vite. En effet, ça bouge et on ne s'ennuie pas. Les bases sont jetées un peu vite, mais elles sont complétés par de nombreux flash-back aux moments importants. On parle ici d'un adulte qui cherche des ados qui ont  les mêmes capacités que lui. Et tous ont été plus ou moins chahutés. Il y a un peu de X-men. Tout dérape quand, une fois les surdoués réunis, ils se font agressés, et on ne peut pas dire que ce soit un "petit" vol à l'arrachée : quatre d'entre-eux sont violemment tabassés et la dernière est violée de surcroît. Bref, les jeunes sont choqués (on le serait à moins), mais décident de se venger. S'en suit les tentatives de Jimbo de les raisonner, pendant que les ados ne font pas dans la dentelle. L'histoire reste sans réel suspense, on se doute de la fin. La seule surprise fait que le film à une fin un peu à la con...

L'action est crûe, certains diront très violente, mais encore pas tant que ça à mon goût (il y a des morts à la pelle, certes, mais des "rapides" et plutôt "propres"). Et les scènes de baston sont pas mal foutues, avec de sympathiques mouvements de caméras, des bullet-time sans excès. Quand le héros ou les jeunes perdent les pédales, ça devient parfois bordélique. Mais je trouve que ça colle bien à l'esprit justement.

L'animation est correcte sans plus. Le chara-design est un peu particulier, il faut que ça plaise. Mais moi, ça m'a plu. Par contre, le chara-design des ados, c'est vraiment, vraiment, trop convenu. Sérieux, 5 personnages à créer ? Facile :

  • un petit blanc qui sera le chef
  • un grand black à dreds
  • un gros roux (qui est vraiment moche, mais c'est un roux, normal)
  • une jolie blonde
  •  une asiatique discrète (coiffée à la Chun-li, évidemment !)

C'est bon, il y a à peu près parité en filles-garçons, en couleurs de cheveux et en couleurs de peau. C'était dans le cahier des charges de faire le plus possible cliché ? 😀 Alors d'accord, cela n'impacte pas beaucoup le film. Mais c'est représentatif de son manque de surprise.

La conclusion :

Globalement le film m'a passé ma soirée, sans m'enflammer mais sans ennui. Je suis plutôt mauvais pour donner des notes, mais à chaud, je dirais 6/10.