juillet, 2007

Squat

mardi 17 juillet 2007
Depuis deux mois maintenant, j'habite chez un couple d'amis. Malgré une très grande réputation de squatteur, pas forcément volée, je n'avais jamais été si longtemps en colocation. Quoique cohabitation est plus approprié, puisque qu'ils sont propriétaires de leur appart.
Habitué jusque là à avoir ma petite place à moi partout où j'allais, il a fallu que je m'habitue à ne pas avoir mon petit confort personnel, qui, j'avoue, me manque un peu. En effet, quand je suis repassé dans mon appartement, j'ai apprécié pouvoir de reposer temporairement mon ordinateur à sa place précise, symbolisée par un déficit en poussière par rapport au reste du bureau.
Dans mon squat actuel, pas de place attitrée à mon autel de culte. Et pas Internet non plus. Que ce fut dur ! Je dois admettre toutefois que je me suis rarement ennuyé, entre les chamailleries avec mon couple de proprio et les déboires de la vie en société. Mais, ne soyons pas mauvaise langue, cela s'est bien passé. Mes hôtes furent déseagréables à souhait, comme à leur habitude, comme je m'y attendait, comme je les apprécient.
J'hésite encore à me dire maniaque ou à dire mes propriétaires bordéliques. Un peu des deux sans doute. De toute façon, je ne peux pas critiquer, sous peine de me retrouver à dormir dans ma voiture ce soir, mes logeurs respectant peu la liberté d'expression !
Bientôt c'est la fin. Dans une semaine et demie, je quitterais mon squat pour la maison familiale. Et pour un vrai lit, je commence à saturer du bz bancale ! ^^

La patate !!!

mercredi 4 juillet 2007

D'habitude, vous vous réveillez dans le paté, les yeux enfoncés bien loin dans leurs orbites. Et il faut plusieurs minutes, voire plusieurs heures, pour que vous soyez opérationnel. Bien sûr, pendant ce temps, l'humour n'est pas votre fort, et le moindre accroc dans votre rituel matinal peut devenir une catastrophe mondiale. Ce qui vous occupera pendant une bonne moitié de journée à ronchonner.
Mais pas ce matin. Ce matin, c'est la forme, vous êtes agréable, vous riez pour peu, et un accroc n'est rien de plus qu'un léger accident de parcours. Cela n'entamera pas votre bonne humeur. Et la journée ne pourra être qu'agréable, quoi qu'il arrive !
Voilà pour les gens "normaux", enfin ceux de mon entourage en tout cas réagissent comme ça.
Mais moi ce n'est pas pareil. Non pas que je sois exceptionnel, loin de là ! Mais j'ai pour habitude d'être de bonne humeur, très (trop ?) souvent, et cela dès la première heure. Il m'arrive bien évidemment de faire la gueule, mais cela reste assez rare.
Non, en fait le souci réside dans les journées où j'ai cette fameuse "patate". Et là, c'est le drame. Pourquoi ? Humhum... Parce que dans ces moments là, je suis un véritable boule de nerfs, qui ne retient pas dans ses blagues, et Dieu sait qu'elles ne sont pas toutes de haut vol. Je suis également en forme physiquement, je sautille en permanence, je cours, je saute. Un vrai gamin en quelque sorte. Mais en pire...
Aujourd'hui fait partie de ces jours de "patate". Moi j'adore, c'est très agréable pour moi. Mais pour les amis qui m'entourent, c'est une horreur, des blagues pas drôles en permanence, un rire ignoble permanent, un type qui sautille dans tous les sens, et qui essaye désespérement d'entraîner les autres avec soi en les poussant, les secouant, hurlant dessus...
Plusieurs personnes ont déjà subis ces jours de "patate". Ils vous raconteront le boulet insupportable que je peux devenir ces jours là.
Aujourd'hui, je me bride péniblement, ne connaissant que très peu les gens qui m'entourent, je ne peux pas me permettre de hurler "A pwwwâââââLLLL" et de courir dans les couloirs en rebondissant sur les murs. Mais cela ne m'empêche pas de taper sur mon clavier encore plus fort que d'habitude, de sautiller sur mon fauteuil, de faire des blagues pas drôles uniquement dans ma tête sans jamais les dire, mais du coup, je rigole tout seul, et je passe pour un con. Enfin encore plus que d'habitude.

Mais je m'en fous, j'ai la patate, et rien ne viendra entacher ma journée !!