Les patelins perdus

J'habite dans un village de 650 âmes, bien loin des villes.
Je m'en plains pas, au contraire, c'est une chance. Bien sûr y'a pas que des avantages, pour les études faut s'exiler aux quatre coins de la Bretagne. Mais le week-end, je retrouve mon trou perdu. L'air pur de la campagne, on en rigole souvent, mais c'est tellement vrai !
J'ai passé dernièrement deux mois et demi à Villefranche sur Saone, près de Lyon, pour un stage. Ben j'en ai chier. Tout seul là-bas, c'est la misère. Si tu veux te balader, t'es jamais tranquille, faut éviter les ruelles où l'air est irrespirable. Quand bien même c'est à peu près respirable, faut toujours faire gaffe : les voitures, les autres gens qui te gueuleraient dessus parce que tu les as effluerer, le bruit pas vraiment reposant...
Un peu plus jeune, je jouais avec des copains au foot sur la "grande" rue de mon village, c'était aux voitures d'attendre qu'on se range. Pourtant, personne ne se plaignait de nous, à part les quelques citadins qui, même en vancances, sont pas foutus d'attendre trois secondes qu'on se range pour les laisser passer... Je parle pas de tous les citadins évidemment, sinon je vais me faire lapider 😀
C'était tellement sympa de construire une cabane dans les bois. Les balades à vélo, à pied ou à cheval sont toujours un vrai régal : pas besoin de se soucier trop des dangers, ils sont tellement peu nombreux et la nature qui nous entoure est tellement belle, tellement pure, un peu préservée de l'homme...
Là, vous pourriez vous dire "tiens encore un écolo !". Et bien pas du tout. J'aime la nature, je la respecte de mon mieux, et je suis tout à fait d'accord quand il s'agit de préserver celle-ci. Mais pas n'importe comment. Les principaux écologistes collent une partie importante des responsabilités aux agriculteurs. Manque de bol pour eux, j'habite dans une ferme, mon paternel est un agriculteur. Donc je me vois mal rejoindre l'avis de ceux qui nous salissent, ils ne se rendent pas bien compte du travail effectué par ceux ci, et des contraintes administratives qui leurs sont aujourd'hui imposés.
Oui il y a eu des abus de l'agriculture, mais qui dirigent l'agriculture ? Le fermier qui met de l'engrais dans ces champs pour pouvoir récolter un peu plus ? Non ! Ceux qui lui achètent ses produits à des prix abominables et qui le forcent à produire toujours plus pour survivre, et ceux qui lui vendent tous les produits en question...
L'agriculteur n'est qu'un pion. Il tente uniquement de faire de son mieux. Il est certainement un des premier défenseur de la qualité de la nature. En effet : c'est sa matière première ! Imaginez un menuisier essayant de faire de belles planches avec du bois pourri.

J'ai un peu beaucoup dévier le sujet originel des communes perdus. Quoique finalement ce qui faire souvent vivre ces communes est l'agriculture et l'agro-alimentaire en général... Je reviendrais sûrement sur le sujet une autre fois...

Pour conclure cet article, je dirai juste que même si je râle souvent après mon patelin parce qu'il est trop perdu, finalement, il n'y a qu'ici que je me sens chez moi...

4 commentaires to “Les patelins perdus”

  1. Guillaume alias le blond dit :

    Comme c’est beu comme texte, j’en aurais les larmes aux yeux.

    Puis à la fin quand tu parles des agriculteurs on dirais presque José Beauvais vantant les bienfaits du roquefort.

    lol

     

  2. Moi dit :

    Tu me compare encore un fois à José Bové, je te fais manger tes gencives ! ^^

  3. Fleurine dit :

    C’est marrant, ça pourrait être moi qui ai écrit ce texte.

    Après un long passage en ville pour cause d’étude ou me pensant « citadine » j’ai finalement décidé de revenir au vert.
    Bien sûr ce n’est pas comme là où je suis née, là ou c’est « chez moi » mais je l’aime bien mon petit village de 800 âmes, le gros « bourg » du coin.